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CESP médecine : 1 200 € par mois, l'engagement et la carte des zones

Sommaire
  1. Le CESP en chiffres
  2. Combien rapporte le CESP ?
  3. Qui peut signer, et quand ?
  4. Où exerce-t-on après un CESP ?
  5. L’engagement, en pratique
  6. Le CESP change-t-il le choix de l’internat ?
  7. Rompre un CESP : combien ça coûte ?
  8. Combien de CESP sont ouverts, et où ?
  9. Et en odontologie ?
  10. Ce qui a changé en 2025 et 2026

Le CESP (contrat d’engagement de service public) te verse 1 200 € brut par mois pendant tes études de médecine ou d’odontologie, en plus de ton salaire d’externe ou d’interne. En échange, une fois diplômé, tu exerces autant d’années que tu as touché l’allocation, deux au minimum, dans une zone où l’Agence régionale de santé (ARS) juge qu’il manque des médecins.

Le CESP en chiffres

RepèreChiffreSource
Allocation brute, par mois1 200 €ARS Occitanie, novembre 2025
Contrats ouverts en 2025-2026798Arrêté du 20 juillet 2026
Contrats signés de 2010 à 20224 601CNG, bilan 2023
Internes sous CESP en médecine générale90,8 %CNG, fin 2022
Pénalité de rupture après le diplôme20 000 €ARS Occitanie, novembre 2025

Combien rapporte le CESP ?

L’allocation est de 1 200 € brut par mois, imposable, versée chaque mois jusqu’à la fin de tes études : le diplôme d’État de docteur, ou la fin du diplôme d’études spécialisées (DES) si tu signes pendant l’internat. Elle s’ajoute à ton salaire d’externe (273 € à 410 € brut par mois) ou d’interne (1 617 € à 2 371 €). Depuis le 1er janvier 2026, c’est l’Agence de services et de paiement (ASP) qui la verse, à la place du Centre national de gestion (CNG).

Simulateur · calcul LPS sur les règles officielles

Combien te rapporterait un CESP ?

Durée de ton internat

Allocation totale

100 800 €

1 200 € brut par mois pendant 84 mois, en plus de ton salaire

  • Tu exerces ensuite en zone sous-dense7 ans
  • Si tu romps avant ton diplôme117 600 €
  • Si tu romps après ton diplôme120 800 €

Montants bruts, imposables. On suppose l'allocation versée de septembre de l'année de signature à la fin de l'internat ; en pratique, le premier versement part du 1er octobre (externe) ou du 1er novembre (interne). La pénalité de rupture avant le diplôme est comptée sur toute la durée, au pire des cas.

Attention aux autres aides : l’allocation compte dans tes revenus. Elle peut réduire ou supprimer ta bourse sur critères sociaux, ton logement CROUS ou tes APL, et elle ne se cumule pas avec un autre contrat du même type signé avec une collectivité ou un hôpital.

Qui peut signer, et quand ?

Ce que disent les textes

Jusqu’en 2025, le CESP était ouvert aux étudiants en médecine et en odontologie à partir de la 4ème année (deuxième cycle) et aux internes de médecine. Le décret du 5 janvier 2026 l’ouvre dès la 2ème année, en médecine, odontologie, maïeutique et pharmacie (sauf pharmacie industrielle), pour les demandes faites à partir du 16 janvier 2026.

Dans les faits, pas encore partout

L’arrêté du 20 juillet 2026, qui fixe les contrats de 2025-2026, ne prévoit des places que pour les étudiants de deuxième cycle et les internes, et l’appel à candidatures de Lille (septembre 2026) parle toujours d’une signature « à partir de la 4ème année ». Le nombre de contrats en pharmacie et en maïeutique n’est pas encore publié. Regarde l’appel de ta faculté avant de compter sur une signature en 2ème ou 3ème année.

Chaque faculté a un quota fixé chaque année. La candidature se fait à l’automne : un dossier (lettre de motivation, projet professionnel, relevés de notes ou rang de classement), déposé sur la plateforme de l’ASP, puis un entretien devant une commission (doyen, ARS, représentants des médecins, des internes et des étudiants). La commission classe les candidats sur leurs résultats et leur projet ; le candidat retenu a 30 jours pour renvoyer son contrat signé. En Occitanie, le dépôt va du 15 octobre au 30 novembre ; à Lille, la date limite 2026 est le 6 novembre.

Où exerce-t-on après un CESP ?

Dans une zone où l’accès aux soins est difficile, au sens du zonage de ton ARS. Pour les médecins, il y a deux niveaux :

  • la zone d’intervention prioritaire (ZIP), la plus en difficulté, où l’Assurance maladie verse ses aides à l’installation (10 000 € pour s’installer en 2026) ;
  • la zone d’action complémentaire (ZAC), où la difficulté est moindre (5 000 €).

Le classement repose sur l’accessibilité potentielle localisée : le nombre de consultations de généraliste accessibles par habitant et par an, compte tenu de la distance et de l’âge des médecins. Une nouvelle méthode nationale (arrêté du 9 mai 2025) a donné de nouveaux zonages, en vigueur dans la plupart des régions depuis janvier 2026, révisés tous les deux ans.

Aucune source nationale ne publie la part de la population en zone prioritaire département par département. La carte montre donc ce qui s’en approche le plus : la densité de médecins généralistes. Plus la couleur est foncée, moins il y a de généralistes par habitant.

Où manquent les médecins

Médecins généralistes pour 100 000 habitants, par département, au 1er janvier 2025

Ain : 98 pour 100 000 hab.Aisne : 103 pour 100 000 hab.Allier : 132 pour 100 000 hab.Alpes-de-Haute-Provence : 161 pour 100 000 hab.Hautes-Alpes : 288 pour 100 000 hab.Alpes-Maritimes : 172 pour 100 000 hab.Ardèche : 123 pour 100 000 hab.Ardennes : 123 pour 100 000 hab.Ariège : 171 pour 100 000 hab.Aube : 108 pour 100 000 hab.Aude : 148 pour 100 000 hab.Aveyron : 139 pour 100 000 hab.Bouches-du-Rhône : 178 pour 100 000 hab.Calvados : 171 pour 100 000 hab.Cantal : 159 pour 100 000 hab.Charente : 128 pour 100 000 hab.Charente-Maritime : 184 pour 100 000 hab.Cher : 96 pour 100 000 hab.Corrèze : 142 pour 100 000 hab.Côte-d'Or : 162 pour 100 000 hab.Côtes-d'Armor : 143 pour 100 000 hab.Creuse : 179 pour 100 000 hab.Dordogne : 133 pour 100 000 hab.Doubs : 161 pour 100 000 hab.Drôme : 147 pour 100 000 hab.Eure : 88 pour 100 000 hab.Eure-et-Loir : 84 pour 100 000 hab.Finistère : 188 pour 100 000 hab.Corse-du-Sud : 159 pour 100 000 hab.Haute-Corse : 161 pour 100 000 hab.Gard : 135 pour 100 000 hab.Haute-Garonne : 159 pour 100 000 hab.Gers : 137 pour 100 000 hab.Gironde : 177 pour 100 000 hab.Hérault : 172 pour 100 000 hab.Ille-et-Vilaine : 162 pour 100 000 hab.Indre : 110 pour 100 000 hab.Indre-et-Loire : 155 pour 100 000 hab.Isère : 149 pour 100 000 hab.Jura : 145 pour 100 000 hab.Landes : 174 pour 100 000 hab.Loir-et-Cher : 118 pour 100 000 hab.Loire : 157 pour 100 000 hab.Haute-Loire : 157 pour 100 000 hab.Loire-Atlantique : 159 pour 100 000 hab.Loiret : 101 pour 100 000 hab.Lot : 153 pour 100 000 hab.Lot-et-Garonne : 116 pour 100 000 hab.Lozère : 144 pour 100 000 hab.Maine-et-Loire : 160 pour 100 000 hab.Manche : 128 pour 100 000 hab.Marne : 162 pour 100 000 hab.Haute-Marne : 122 pour 100 000 hab.Mayenne : 110 pour 100 000 hab.Meurthe-et-Moselle : 167 pour 100 000 hab.Meuse : 129 pour 100 000 hab.Morbihan : 182 pour 100 000 hab.Moselle : 125 pour 100 000 hab.Nièvre : 115 pour 100 000 hab.Nord : 155 pour 100 000 hab.Oise : 102 pour 100 000 hab.Orne : 126 pour 100 000 hab.Pas-de-Calais : 126 pour 100 000 hab.Puy-de-Dôme : 159 pour 100 000 hab.Pyrénées-Atlantiques : 206 pour 100 000 hab.Hautes-Pyrénées : 197 pour 100 000 hab.Pyrénées-Orientales : 157 pour 100 000 hab.Bas-Rhin : 169 pour 100 000 hab.Haut-Rhin : 131 pour 100 000 hab.Rhône : 167 pour 100 000 hab.Haute-Saône : 135 pour 100 000 hab.Saône-et-Loire : 125 pour 100 000 hab.Sarthe : 113 pour 100 000 hab.Savoie : 211 pour 100 000 hab.Haute-Savoie : 154 pour 100 000 hab.Paris : 240 pour 100 000 hab.Seine-Maritime : 142 pour 100 000 hab.Seine-et-Marne : 89 pour 100 000 hab.Yvelines : 105 pour 100 000 hab.Deux-Sèvres : 123 pour 100 000 hab.Somme : 166 pour 100 000 hab.Tarn : 140 pour 100 000 hab.Tarn-et-Garonne : 115 pour 100 000 hab.Var : 152 pour 100 000 hab.Vaucluse : 138 pour 100 000 hab.Vendée : 123 pour 100 000 hab.Vienne : 157 pour 100 000 hab.Haute-Vienne : 166 pour 100 000 hab.Vosges : 145 pour 100 000 hab.Yonne : 106 pour 100 000 hab.Territoire de Belfort : 139 pour 100 000 hab.Essonne : 97 pour 100 000 hab.Hauts-de-Seine : 135 pour 100 000 hab.Seine-Saint-Denis : 96 pour 100 000 hab.Val-de-Marne : 124 pour 100 000 hab.Val-d'Oise : 94 pour 100 000 hab.

Survole ou touche un département.

  • 84 à 116
  • 116 à 135
  • 135 à 155
  • 155 à 166
  • 166 à 288
  • non renseigné

pour 100 000 hab.

Les départements les moins dotés

  1. Eure-et-Loir(28)84
  2. Eure(27)88
  3. Seine-et-Marne(77)89
  4. Val-d'Oise(95)94
  5. Cher(18)96
  6. Seine-Saint-Denis(93)96
  7. Essonne(91)97
  8. Ain(01)98
  9. Loiret(45)101
  10. Oise(60)102

Outre-mer

  • Guadeloupe156
  • Martinique154
  • Guyane111
  • La Réunion174
  • Mayotte39

Chaque ARS classe les territoires de sa région selon l'accessibilité aux médecins généralistes, mesurée par l'APL (accessibilité potentielle localisée : nombre de consultations accessibles par habitant et par an). Zone d'intervention prioritaire (ZIP) : les territoires les plus en difficulté, éligibles aux aides de l'Assurance maladie. Zone d'action complémentaire (ZAC) : difficulté moindre, aides des collectivités. En Centre-Val de Loire, une ZIP a une APL inférieure à 2,71 consultations par habitant et par an, une ZAC entre 2,71 et 3,98. Source : Insee, Professionnels de santé au 1er janvier 2025, comparaisons régionales et départementales (sources Drees, RPPS ; Insee, estimations de population), publié le 25 septembre 2025. Le zonage exact, commune par commune, se lit sur la carte de ton agence régionale de santé : c'est elle qui fait foi pour un CESP.

La moyenne nationale est de 146 généralistes pour 100 000 habitants. Les départements les moins dotés sont autour de Paris et en Normandie (Eure-et-Loir 84, Eure 88, Seine-et-Marne 89), et Mayotte (39). Cette densité compte aussi les généralistes salariés et ceux des stations touristiques, d’où un chiffre flatteur dans les Hautes-Alpes. Là où les ARS publient la part de la population en zone prioritaire, les écarts sont nets :

RégionPopulation en ZIPPopulation en ZAC
Centre-Val de Loire71,3 %21,3 %
Île-de-France62,1 %24,6 %
Auvergne-Rhône-Alpes28,5 %49,2 %
Nouvelle-Aquitaine28,5 %non publié

Une zone prioritaire n’est donc pas forcément la campagne : plus de six Franciliens sur dix vivent en ZIP. En Centre-Val de Loire, c’est plus de 88 % de la population dans le Cher, l’Eure-et-Loir, l’Indre, le Loir-et-Cher et le Loiret, mais moins de 10 % en Indre-et-Loire, autour de Tours. Le zonage exact, commune par commune, se lit sur la carte de ton ARS : Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France, Hauts-de-France, Centre-Val de Loire, Bretagne.

L’engagement, en pratique

  • Durée : autant d’années d’exercice que d’années d’allocation, deux au minimum. Elle commence au diplôme ; les remplacements faits avant ne comptent pas.
  • Lieu : l’année qui précède la fin de tes études, tu classes jusqu’à cinq lieux sur une liste nationale ; chaque lieu est décrit (secteur, fonctions, employeur). Sans réponse sous deux mois, ton premier choix est accepté.
  • Mode d’exercice : libéral, salarié (centre de santé, hôpital hors CHU), mixte ou remplaçant. En libéral, tu appliques les tarifs de la convention, sans dépassement d’honoraires. Le CHU est exclu, sauf proposition motivée de l’ARS.
  • Temps plein : 35 heures par semaine en salariat ou huit demi-journées en libéral ; un temps partiel jusqu’au mi-temps allonge l’engagement d’autant.
  • Souplesse : tu peux changer de lieu en restant en zone éligible, reporter ton installation d’un an pour un projet professionnel ou universitaire, ou suspendre de un mois à un an (mission humanitaire par exemple). Si ta zone sort du zonage, tu n’as pas à déménager.

Le CESP change-t-il le choix de l’internat ?

Oui. Après les épreuves de sixième année, les signataires choisissent sur une liste de postes réservés, fixée chaque année par spécialité et par ville, en plus de la liste générale. Elle ne contient que les spécialités et les villes jugées prioritaires par les ARS. En 2026, aux Antilles-Guyane, 54 des 220 postes d’internat étaient réservés aux CESP, dont 37 sur 90 en médecine générale. Fin 2022, 90,8 % des internes sous CESP étaient en médecine générale ; les autres en psychiatrie (22), médecine d’urgence (17), ophtalmologie (14) ou gériatrie (10). Pour comprendre le classement, va voir les épreuves de sixième année et l’internat.

Les rangs officiels de la liste CESP, publiés par le Centre national de gestion (CNG), montrent ce que ça change ville par ville :

L'internat sous CESP, d'après le CNG

Les rangs des CESP à l'internat

Les signataires d'un CESP choisissent sur une liste à part. Voici, pour chaque ville, le premier et le dernier CESP affecté en médecine générale, à côté du dernier affecté de la liste principale. Les rangs sont des positionnements aux EDN (épreuves dématérialisées nationales) : plus le chiffre est petit, mieux tu es classé.

EDN 2025 · 52 affectations CESP par spécialité et par ville · positionnements de 1 à 8 958

À Lyon, en 2025, les CESP ont été affectés en médecine générale du rang 1 804 au rang 8 738 ; sur la liste principale, le dernier affecté à Lyon avait le rang 7 555.

  • Lyon (HCL) CESP : 1 804 à 8 738liste principale : 7 555
  • Marseille (AP-HM) CESP : 2 447 à 8 957liste principale : 6 424
  • Saint-Étienne CESP : 2 200 à 8 940liste principale : 7 874
  • Paris (AP-HP) CESP : 4 385 à 8 936liste principale : 7 989
  • Caen CESP : 4 581 à 8 927liste principale : 8 468
  • Limoges CESP : 5 960 à 8 915liste principale : 8 833
Voir les 22 autres villes
  • Montpellier CESP : 5 143 à 8 910liste principale : 7 263
  • La Réunion CESP : 7 381 à 8 907liste principale : 7 367
  • Besançon CESP : 6 640 à 8 906liste principale : 8 024
  • Nice CESP : 6 048 à 8 904liste principale : 6 897
  • Antilles (Martinique, Guadeloupe) CESP : 6 361 à 8 897liste principale : 8 346
  • Amiens CESP : 5 539 à 8 859liste principale : 8 633
  • Lille CESP : 3 766 à 8 840liste principale : 8 012
  • Strasbourg CESP : 1 687 à 8 829liste principale : 7 401
  • Dijon CESP : 2 154 à 8 820liste principale : 8 645
  • Toulouse CESP : 4 899 à 8 798liste principale : 8 025
  • Tours CESP : 3 473 à 8 700liste principale : 8 758
  • Nancy CESP : 3 783 à 8 590liste principale : 8 728
  • Rouen CESP : 876 à 8 480liste principale : 8 513
  • Clermont-Ferrand CESP : 2 911 à 8 385liste principale : 8 398
  • Rennes CESP : 6 557 à 8 368liste principale : 7 814
  • Grenoble CESP : 7 008 à 8 249liste principale : 6 938
  • Poitiers CESP : 7 649liste principale : 8 660
  • Reims CESP : 4 354 à 7 517liste principale : 8 571
  • Bordeaux CESP : 3 770 à 7 335liste principale : 7 799
  • Angers CESP : 98 à 7 133liste principale : 8 538
  • Nantes CESP : 5 984 à 6 234liste principale : 8 266
  • Brest CESP : 4 838 à 5 342liste principale : 8 500
Les 16 autres spécialités prises par des CESP en 2025
  • Médecine d'urgence : Caen (8 287), Nantes (8 181 à 8 361), Rouen (6 514), Strasbourg (6 956), Tours (8 418)
  • Psychiatrie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (8 424 à 8 649), Marseille (AP-HM) (8 837), Paris (AP-HP) (8 113 à 8 777), Reims (5 621)
  • Dermatologie et vénéréologie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (4 415), Tours (3 743)
  • Anesthésie-réanimation : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (3 313)
  • Chirurgie viscérale et digestive : Tours (6 395)
  • Endocrinologie-diabétologie-nutrition : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (7 697)
  • Gériatrie : Besançon (8 385)
  • Gynécologie médicale : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (6 316)
  • Hépato-gastro-entérologie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (6 639)
  • Médecine cardiovasculaire : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (5 738)
  • Médecine et santé au travail : Rennes (4 765)
  • Ophtalmologie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (3 716)
  • Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (4 558)
  • Pédiatrie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (7 523 à 8 077)
  • Pneumologie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (6 539)
  • Radiologie et imagerie médicale : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (5 295)

EDN 2024 · 51 affectations CESP par spécialité et par ville · positionnements de 1 à 7 817

À Lyon, en 2024, les CESP ont été affectés en médecine générale du rang 3 524 au rang 7 816 ; sur la liste principale, le dernier affecté à Lyon avait le rang 6 191.

  • Lyon (HCL) CESP : 3 524 à 7 816liste principale : 6 191
  • Clermont-Ferrand CESP : 5 200 à 7 815liste principale : 7 218
  • Paris (AP-HP) CESP : 2 277 à 7 814liste principale : 7 028
  • Antilles (Martinique, Guadeloupe) CESP : 4 193 à 7 813liste principale : 7 442
  • Besançon CESP : 1 051 à 7 808liste principale : 7 225
  • Caen CESP : 1 917 à 7 791liste principale : 7 668
Voir les 22 autres villes
  • Montpellier CESP : 4 426 à 7 765liste principale : 6 582
  • Marseille (AP-HM) CESP : 3 831 à 7 764liste principale : 6 106
  • Nancy CESP : 3 282 à 7 761liste principale : 7 580
  • Amiens CESP : 6 542 à 7 751liste principale : 7 780
  • Strasbourg CESP : 4 394 à 7 736liste principale : 6 496
  • Poitiers CESP : 5 901 à 7 730liste principale : 7 692
  • Rouen CESP : 5 274 à 7 723liste principale : 7 657
  • Bordeaux CESP : 988 à 7 718liste principale : 6 933
  • Tours CESP : 5 158 à 7 711liste principale : 7 811
  • Toulouse CESP : 818 à 7 705liste principale : 7 463
  • Reims CESP : 1 786 à 7 689liste principale : 7 681
  • Lille CESP : 4 416 à 7 660liste principale : 7 044
  • Nice CESP : 4 760 à 7 603liste principale : 6 160
  • Dijon CESP : 5 326 à 7 483liste principale : 7 552
  • Rennes CESP : 3 350 à 7 391liste principale : 7 541
  • La Réunion CESP : 6 896 à 7 370liste principale : 6 719
  • Grenoble CESP : 4 382 à 7 280liste principale : 6 066
  • Limoges CESP : 1 673 à 6 724liste principale : 7 766
  • Brest CESP : 6 012liste principale : 7 632
  • Nantes CESP : 2 065 à 5 574liste principale : 7 161
  • Saint-Étienne CESP : 2 712 à 4 640liste principale : 7 052
  • Angers CESP : 3 012liste principale : 7 570
Les 14 autres spécialités prises par des CESP en 2024
  • Dermatologie et vénéréologie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (3 643), Caen (5 325), Tours (3 921)
  • Gynécologie obstétrique : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (3 830), Reims (5 368), Rouen (5 517)
  • Psychiatrie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (7 531), Nancy (4 741 à 7 474), Reims (6 227)
  • Anesthésie-réanimation : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (4 478 à 5 524), Rouen (4 588)
  • Endocrinologie-diabétologie-nutrition : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (7 253), Caen (6 018)
  • Médecine d'urgence : Angers (6 995), Antilles (Martinique, Guadeloupe) (7 167)
  • Chirurgie orthopédique et traumatologique : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (3 710)
  • Gynécologie médicale : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (7 113)
  • Hépato-gastro-entérologie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (4 557)
  • Médecine cardiovasculaire : Tours (3 691)
  • Ophtalmologie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (1 873)
  • Pédiatrie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (5 751)
  • Pneumologie : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (5 652)
  • Radiologie et imagerie médicale : Antilles (Martinique, Guadeloupe) (3 762 à 4 667)

Sources : Centre national de gestion, rangs limites des EDN 2025, liste CESP · Centre national de gestion, rangs limites des EDN 2024, liste CESP · liste principale : Centre national de gestion, rangs limites des EDN 2024 et 2025. Un seul chiffre : un seul CESP affecté dans cette spécialité et cette ville.

Rompre un CESP : combien ça coûte ?

On peut rompre, par lettre recommandée, mais tu rembourses toutes les allocations perçues, plus une pénalité :

Moment de la ruptureCe que tu paies
Avant le diplômeLes allocations + 200 € par mois d’allocation (2 000 € au minimum)
Après le diplômeLes allocations + 20 000 € (l’indemnité baisse avec le temps d’engagement déjà fait)
Décès, maladie ou handicap empêchant d’exercerRien
Zone sortie du zonage après trois ans au même endroitRien

Exemple de l’ARS Occitanie : rompre après trois ans d’allocation coûte 43 200 € de remboursement et 7 200 € de pénalité, soit 50 400 €. Un échelonnement peut être accordé au cas par cas. Changer de lieu d’exercice sans prévenir l’ARS vaut rupture.

Combien de CESP sont ouverts, et où ?

Pour 2025-2026, l’arrêté du 20 juillet 2026 ouvre 596 contrats en médecine (429 pour les étudiants, 167 pour les internes) et 202 en odontologie. Un premier arrêté, le 30 juin, en avait divisé le nombre par deux ; après la protestation des étudiants et des doyens, il a été abrogé. À Lyon : 15 contrats pour les étudiants et 5 pour les internes en médecine (20 contrats, 8ème faculté de France, à égalité avec Poitiers et Strasbourg), 7 en odontologie. Les facultés les mieux dotées en médecine :

FacultéÉtudiantsInternesTotal
Sorbonne Paris Nord70474
Antilles-Guyane32436
Caen211536
Rouen122335
Aix-Marseille (avec la Corse)26531
Montpellier131528
Tours19625
Lyon15520
Poitiers101020
Strasbourg19120

Tous les contrats ne trouvent pas preneur : de 2010 à 2022, 4 601 ont été signés pour 7 181 offerts.

Pour la première année à Lyon, les facultés, les places et l’affectation Lyon Est ou Lyon Sud : la licence portail santé à Lyon ; le CHU de Lyon dans notre classement des facs de médecine.

AnnéeContrats offertsContrats signés
2010-2011400149
2013-2014500333
2016-2017590486
2018-2019700557
2020-2021798332
2021-2022808497

Et en odontologie ?

Les règles sont les mêmes : 1 200 € brut par mois, même engagement, mêmes pénalités. Les 202 contrats de 2025-2026 sont tous pour des étudiants de deuxième cycle (Paris Cité 35, Lille et Nancy 22, Clermont-Ferrand et Tours 17, Lyon 7). Le zonage est propre aux chirurgiens-dentistes (zones très sous-dotées et sous-dotées) : la France compte 69 dentistes pour 100 000 habitants, mais 30 en Mayenne et 31 dans la Creuse. La filière est détaillée dans la fiche odontologie.

Ce qui a changé en 2025 et 2026

  • Gestion : l’ASP remplace le CNG depuis le 1er janvier 2026 (décret du 24 mars 2025).
  • Ouverture : dès la 2ème année et aux étudiants en pharmacie et en maïeutique (loi du 27 décembre 2023, décret du 5 janvier 2026).
  • Zonage : nouvelle méthode nationale (arrêté du 9 mai 2025) et nouvelles cartes régionales début 2026.
  • Quatrième année de médecine générale : depuis novembre 2026, les internes entrés en 2023 font deux semestres de docteur junior, orientés vers les zones sous-denses, avec environ 1 000 € brut par mois en plus en zone prioritaire. Le détail des rémunérations est dans le salaire d’un médecin, étape par étape.

Pour qui le CESP vaut vraiment le coup

par les tuteurs de l'Académie 2A, étudiants en santé à Lyon

Le CESP est un très bon contrat pour celui qui sait déjà qu’il veut exercer hors des grandes villes, souvent en médecine générale : 1 200 € par mois pendant les années les plus serrées financièrement, un internat sur des postes réservés parfois plus accessibles, et une installation dans une zone où la patientèle ne manquera jamais. Il est risqué pour celui qui signe pour l’argent sans projet : on change souvent d’idée de spécialité entre la 4ème année et l’internat, et la liste de postes réservés est surtout faite de médecine générale. Avant de signer, regarde la carte de ton ARS, parle à un médecin installé en zone, et pose-toi une question simple : est-ce que je me vois vivre là-bas cinq ans ?

Questions fréquentes

Combien rapporte le CESP ?

Tu touches 1 200 € brut par mois, en plus de ton salaire d'externe ou d'interne, jusqu'à la fin de tes études. L'allocation est imposable. Signé en début de 4ème année par un futur généraliste (3 ans d'externat puis 4 ans d'internat), cela fait environ 100 800 € brut sur 7 ans, si l'allocation court jusqu'à la fin du DES (calcul LPS), contre 7 ans d'exercice en zone sous-dense.

À partir de quelle année peut-on signer un CESP ?

Jusqu'ici, à partir du 2ème cycle, soit la 4ème année, et pendant l'internat. Un décret du 5 janvier 2026 ouvre le contrat dès la 2ème année, en médecine, odontologie, maïeutique et pharmacie. Vérifie l'appel à candidatures de ta faculté : en 2026, certaines facultés l'ouvrent encore à partir de la 4ème année.

Combien de CESP sont ouverts chaque année ?

Pour 2025-2026, l'arrêté du 20 juillet 2026 ouvre 596 contrats en médecine (429 pour les étudiants, 167 pour les internes) et 202 en odontologie. À Lyon, cela fait 20 contrats en médecine et 7 en odontologie. Le nombre change chaque année : un premier arrêté de juin 2026 l'avait divisé par deux avant d'être annulé.

Combien de temps et où faut-il travailler après un CESP ?

Autant d'années que tu as touché l'allocation, avec un minimum de 2 ans : si tu l'as perçue 5 ans, tu exerces 5 ans, et un mi-temps allonge la durée d'autant. Le lieu est une zone où l'ARS juge l'offre de soins insuffisante (ZIP ou ZAC pour les médecins), choisie parmi jusqu'à cinq lieux d'une liste nationale l'année avant la fin de tes études. Ce n'est pas forcément la campagne : 62,1 % des Franciliens vivent en ZIP.

Le CESP oblige-t-il à faire médecine générale ?

Non, mais à l'internat tu choisis sur une liste de postes réservés aux CESP, qui ne contient que les spécialités et les villes jugées prioritaires. En pratique, 90,8 % des internes sous CESP étaient en médecine générale fin 2022. On y trouve aussi de la psychiatrie, de la médecine d'urgence, de l'ophtalmologie ou de la gériatrie selon les années.

Avec quel rang un CESP est-il affecté à l'internat ?

Les CESP choisissent sur une liste à part, avec ses propres rangs limites publiés par le CNG. En 2025, à Lyon, les CESP ont été affectés en médecine générale du positionnement 1 804 au positionnement 8 738, alors que le dernier affecté de la liste principale avait le rang 7 555. La liste CESP ne contient que les spécialités et les villes jugées prioritaires.

Peut-on rompre un CESP ?

Oui, par lettre recommandée. Tu rembourses toutes les allocations perçues, plus une pénalité de 200 € par mois d'allocation (minimum 2 000 €) si tu romps avant le diplôme, ou de 20 000 € après. Exemple : rompre après 3 ans d'allocation coûte environ 50 400 €.

Peut-on exercer en libéral avec un CESP ?

Oui : en libéral, en salarié (centre de santé, hôpital hors CHU), en mixte ou comme remplaçant, à condition d'être dans une zone éligible. En libéral, tu dois appliquer les tarifs de la convention, sans dépassement d'honoraires. Exercer dans un CHU est interdit, sauf dérogation.

Le CESP existe-t-il pour les dentistes ?

Oui, avec les mêmes règles : 1 200 € bruts par mois et le même engagement. 202 contrats sont ouverts en 2025-2026, tous pour des étudiants de 2ème cycle. Le zonage est celui des chirurgiens-dentistes (zones très sous-dotées et sous-dotées).

Peut-on cumuler le CESP avec une bourse du CROUS ?

L'allocation compte dans tes revenus : elle peut réduire ou supprimer une bourse sur critères sociaux, un logement CROUS ou les APL. Elle ne se cumule pas avec un autre contrat d'engagement du même type signé avec une collectivité ou un hôpital. Fais le calcul avant de signer.

Sources

Suite de la rubrique Médecine Études de médecine : durée, internat, débouchés et salaires, en vrai

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14 pages pour tout comprendre : les trois blocs, les deux chances, Parcoursup 2027, les spécialités, Lyon. Envoyé par e-mail tout de suite.

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