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Études dentaires : durée, internat, débouchés et salaires, en vrai

Sommaire
  1. Combien de temps durent les études dentaires ?
  2. Chaque année, ce qui t’attend
  3. Le CSCT, l’examen de la cinquième année
  4. Remplacer pendant tes études
  5. L’internat : trois spécialités, un concours national
  6. Quels débouchés après les études dentaires ?
  7. Combien gagne un dentiste ?
  8. Dentaire à Lyon
  9. Les autres filières

Devenir chirurgien-dentiste demande six ans d’études après le bac, thèse comprise (Onisep). L’internat, facultatif, n’ouvre qu’à trois spécialités et ajoute trois ou quatre ans. C’est une filière très libérale : 82 % des praticiens exercent à leur compte (Ordre, 2025). Voici le parcours, l’internat, les débouchés et les salaires, chiffres officiels datés.

Combien de temps durent les études dentaires ?

Six ans après le bac, thèse comprise ; huit à neuf ans pour ceux qui passent l’internat.

Le parcours

Six ans, ou huit à neuf avec l'internat

ou bien 5Internat
  1. 1

    Première année de santé 1 an

    La licence portail santé à partir de 2027 (PASS ou LAS jusqu'en 2026-2027) : la sélection.

    Le classement

  2. 2

    2ème et 3ème années 2 ans

    Sciences fondamentales et premiers gestes au simulateur ; fin du premier cycle, niveau licence.

  3. 3

    4ème et 5ème années 2 ans

    Stages cliniques au fauteuil, sous supervision, dans le service hospitalier d'odontologie ; niveau master.

    Concours de l'internat

  4. 4

    6ème année, troisième cycle court 1 an

    Année d'exercice encadré et thèse d'exercice.

    Docteur en chirurgie dentaire

  5. 5

    Internat, troisième cycle long 3 à 4 ans

    Sur concours national après la cinquième année : orthopédie dento-faciale (3 ans), médecine bucco-dentaire (3 ans), chirurgie orale (4 ans, formation commune avec la médecine).

Chaque année, ce qui t’attend

Clique sur une étape : ce qui s’y passe, l’enjeu, et ce qu’en disent nos tuteurs, étudiants en odontologie à Lyon.

Bac +1 · Année 1

La première année, la porte d'entrée

L'enjeuÊtre classé en rang utile pour l'odontologie.

  • La licence portail santé remplace le PASS et la LAS à la rentrée 2027 : la même première année que pour la médecine, la maïeutique, la pharmacie et la kiné.
  • En fin d'année, ton rang décide de la filière : les places en odontologie sont votées chaque année par l'université.
  • Pas assez bien classé : tu poursuis en deuxième année de ta licence et tu retentes ta chance à la fin de la L2.

62 places en deuxième année d'odontologie à Lyon 1 en 2026-2027, plus 39 en convention avec Saint-Étienne et Grenoble

Bac +2 et +3 · Années 2 et 3

Deuxième et troisième années : les gestes avant les patients

L'enjeuApprendre la dent, la bouche et les gestes, sur simulateur.

  • Le diplôme de formation générale en sciences odontologiques (DFGSO) : anatomie dentaire, histologie, embryologie, microbiologie, génétique, physiologie, biomatériaux, radiologie, pharmacologie.
  • Beaucoup de travaux pratiques, sur des simulateurs appelés « fantômes » (une tête et une mâchoire artificielles) : sculpture et morphologie dentaire, préparation de cavités, restaurations en composite, prothèse fixe et amovible, empreintes, premiers gestes d'endodontie.
  • La troisième année validée donne le DFGSO, qui a le grade de licence.
  • Un stage infirmier de quatre semaines fait partie du premier cycle ; à Lyon, il se fait en deuxième année.

Ce que vivent nos tuteurs

Ce ne sont pas encore des soins, mais ce n'est déjà plus la première année : on passe des heures en TP de prothèse, d'anatomie dentaire et de dentisterie restauratrice. On apprend à tenir les instruments et à travailler dans une bouche avant d'avoir un vrai patient au fauteuil.

Bac +4 et +5 · Années 4 et 5

Quatrième et cinquième années : tes premiers patients

L'enjeuSoigner, sous supervision, au centre de soins dentaires du CHU.

  • Le diplôme de formation approfondie en sciences odontologiques (DFASO), 120 crédits ECTS, grade de master : tu passes au centre de soins dentaires hospitalo-universitaire, avec tes premiers patients. À Lyon, c'est le centre de soins, d'enseignement et de recherche dentaires des Hospices civils, 8 rue de l'Université (Lyon 7e), avec 89 fauteuils.
  • Sous la supervision des praticiens enseignants : consultation, examen de la bouche, diagnostic, plan de traitement, puis les soins, par vacations : dentisterie restauratrice, endodontie, parodontologie, prothèse, chirurgie orale, odontologie pédiatrique.
  • Des ECOS (examens cliniques objectifs et structurés) évaluent aussi ta pratique : des stations chronométrées où tu examines ou prends en charge un patient simulé, devant un examinateur, pour juger tes gestes, ton raisonnement et ta façon de communiquer.
  • Tu es étudiant hospitalier, payé toute l'année : 273 € brut par mois en quatrième année, 336 € en cinquième, 410 € en sixième (montants au 1er juillet 2023). Les cours théoriques continuent en parallèle.

Sur le terrain, à Lyon

Les astreintes commencent, et elles couvrent tout le métier : urgences dentaires, prothèse, détartrage, soins restaurateurs, chirurgie, sémiologie. C'est là qu'on prend vraiment confiance : on accueille les urgences, on mène la prise en charge d'un patient du premier examen jusqu'au soin, avec un enseignant toujours joignable en cas de doute. L'organisation exacte varie d'une faculté à l'autre.

Fin de 5ème · Le CSCT

Le CSCT, l'examen phare des études dentaires

L'enjeuProuver que tu sais raisonner et soigner comme un chirurgien-dentiste.

  • Le certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT), prévu par l'arrêté du 8 avril 2013, se passe en fin de cinquième année : il évalue ta capacité à mobiliser tes connaissances face à un cas, du diagnostic au traitement. Ses épreuves et son jury sont fixés par chaque faculté.
  • Il est obligatoire pour obtenir le DFASO et entrer en sixième année ; une fois obtenu, il est acquis. Ce n'est pas encore le diplôme de docteur.
  • Avec le CSCT et la cinquième année validée, tu peux remplacer un chirurgien-dentiste, avec une autorisation de l'Ordre demandée avant chaque remplacement.
  • La cinquième année est aussi celle où ceux qui le veulent passent le concours national de l'internat (fin mai).

Ce que vivent nos tuteurs

Le CSCT, c'est l'examen qu'on a tous en tête pendant la cinquième année : c'est lui qui dit, en quelque sorte, que tu es prêt pour le métier.

Les remplacements, en détail

Bac +6 · Année 6

Sixième année : le cabinet, puis la thèse

L'enjeuPasser de l'étudiant au praticien, et devenir docteur.

  • Le troisième cycle court : du cabinet libéral auprès d'un maître de stage agréé (le stage actif d'initiation à la vie professionnelle, au moins 250 heures, chez un praticien d'au moins trois ans d'exercice), du centre de soins et des urgences.
  • Tu découvres la vie d'un cabinet : organisation, relation avec les patients, stérilisation, dossiers, obligations professionnelles.
  • Tu soutiens ta thèse d'exercice, au plus tard le 31 décembre de l'année qui suit la validation de la sixième année, et tu obtiens le diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire ; il reste à t'inscrire à l'Ordre pour exercer.

Option · Ou l'internat

L'internat : trois spécialités, sur concours

L'enjeuFacultatif : pour ceux qui veulent une spécialité reconnue.

  • Un concours national organisé par le Centre national de gestion, fin mai : une épreuve rédactionnelle de trois heures (90 % de la note) et une lecture critique d'article en anglais (10 %). Deux tentatives possibles : en cinquième année, puis l'année suivante.
  • Orthopédie dento-faciale (l'orthodontie) : 3 ans. Médecine bucco-dentaire (les patients aux besoins médicaux complexes) : 3 ans. Chirurgie orale : 4 ans, le seul DES commun avec les internes de médecine.
  • Attention à la confusion : la chirurgie maxillo-faciale est une spécialité de médecine, elle ne s'atteint pas par l'internat d'odontologie.
  • Les internes sont payés comme en médecine : 19 406 € brut par an en première année.

140 lauréats du concours d'internat 2026, pour 279 candidats classés (121 postes en 2024, 130 en 2025)

Diplômé · Et après

Libéral, salariat, hôpital

L'enjeuChoisir ta façon d'exercer, et continuer à te former.

  • Exercer en cabinet libéral, seul ou en groupe, en collaboration ou en remplacement, comme salarié d'un centre de santé, ou à l'hôpital et à l'université.
  • Te former encore, souvent par des diplômes d'université : implantologie, endodontie, parodontologie, dentisterie esthétique, prothèse, odontologie pédiatrique. Ces domaines ne sont pas tous des spécialités reconnues par l'Ordre.

Vingt et une facultés préparent le diplôme d’État (Onisep). À Lyon, les années s’appellent FGSO2, FGSO3, FASO1, FASO2 puis TCEO1.

Vingt ans, trois systèmes

Où en est-on aujourd’hui ?

  1. 2010 → 2020 PACES Première année commune aux études de santé Une année, un concours, un numerus clausus. Redoublement autorisé une fois. Supprimée en 2020
  2. 2020 → 2027 PASS et LAS Deux voies parallèles Majeure santé et mineure d’un côté, licence et option santé de l’autre. Pas de redoublement en PASS. Dernière promotion en 2026-2027
  3. 2027 → Licence portail santé Une seule première année Trois blocs, les mêmes épreuves pour tous, deux chances et le redoublement possible. Rentrée 2027

Le CSCT, l’examen de la cinquième année

Ce que disent les textes

  • Le certificat de synthèse clinique et thérapeutique (CSCT) est prévu par l’arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études en vue du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire. Il se passe à la fin de la cinquième année (DFASO2).
  • Il est une condition pour obtenir le diplôme de formation approfondie en sciences odontologiques (DFASO, 120 crédits ECTS, grade de master) et entrer dans le troisième cycle. Une fois obtenu, il est définitivement acquis.
  • Il évalue la capacité à mobiliser ses connaissances et ses compétences cliniques face à des situations : diagnostic, choix thérapeutique, sécurité des soins. Chaque faculté fixe ses épreuves et son jury, désigné par le doyen.

Remplacer pendant tes études

Ce que disent les textes

  • Un étudiant en chirurgie dentaire peut remplacer un praticien s’il a obtenu le CSCT et validé sa cinquième année (article L. 4141-4 du code de la santé publique).
  • Il lui faut une autorisation du conseil départemental de l’Ordre, demandée avant chaque remplacement.
  • Cette possibilité court jusqu’à la fin de l’année civile qui suit la validation de la sixième année : au-delà, il faut avoir soutenu sa thèse.

Le texte parle d’« autorisation d’exercice », pas de « licence de remplacement », qui est le terme des médecins. L’Ordre recommande aux étudiants non thésés de passer par un contrat de remplacement en bonne et due forme et de bien vérifier leur assurance de responsabilité civile professionnelle.

La sixième année pourrait changer d'ici ton arrivée

Un rapport de l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale de l’éducation, remis en juin 2025 et soutenu par l’Ordre, propose de remplacer la sixième année par un diplôme d’études spécialisées d’odontologie générale d’un an, avec un stage actif de 400 heures, et d’allonger les spécialités à quatre ans avec un statut de chirurgien-dentiste junior. Aucun texte d’application n’est paru au 20 octobre 2026. Les lycéens qui entrent en première année en 2027 arriveront en sixième année vers 2032 : on mettra cette page à jour dès qu’un texte sera publié.

L’internat : trois spécialités, un concours national

Ce que disent les textes

  • Le concours national d’internat en odontologie comporte deux épreuves de trois heures (une épreuve rédactionnelle, une lecture critique d’article) sur le programme de la deuxième à la cinquième année ; inscriptions en mars, épreuves en mai (27 mai 2026, 19 mai 2027).
  • Un étudiant peut s’y présenter deux fois : l’année de sa FASO2, puis l’année suivante. Les lauréats formulent leurs vœux de spécialité, d’interrégion et de CHU auprès du Centre national de gestion.
  • Trois diplômes d’études spécialisées : chirurgie orale (8 semestres), orthopédie dento-faciale (6 semestres), médecine bucco-dentaire (6 semestres), fixés par l’arrêté du 31 mars 2011.
FaitChiffreSource et date
Postes ouverts en 2024-2025121 : 52 en orthopédie dento-faciale, 44 en médecine bucco-dentaire, 25 en chirurgie oraleArrêté du 15 mai 2024 (CNG)
Concours 2025130 admis en liste principaleListe des lauréats, CNG, 26 mai 2025
Concours 2026140 admis en liste principaleListe des lauréats, CNG, 16 juillet 2026

Les internes en odontologie sont payés comme les internes en médecine : 19 406 € brut par an en première année (montants de juillet 2023).

L'internat n'est pas le but, et c'est une bonne nouvelle

par les tuteurs de l'Académie 2A, étudiants en santé à Lyon

En médecine, tout le monde passe par l’internat ; en dentaire, moins d’un diplômé sur dix. Pour la plupart, le métier commence à la fin de la sixième année, à 24 ou 25 ans, souvent comme collaborateur salarié ou libéral dans un cabinet existant, avant de s’installer. C’est ce qui rend la filière si différente de médecine : des études plus courtes, une autonomie très tôt, et un rapport direct avec le geste technique. Ceux qui aiment travailler avec leurs mains et voir le résultat le jour même s’y reconnaissent. Les autres regrettent souvent de l’avoir prise par défaut.

Quels débouchés après les études dentaires ?

Surtout le cabinet libéral : 82,1 % des 49 913 chirurgiens-dentistes exercent à leur compte en 2025 (Ordre), mais le salariat en centre de santé progresse vite.

FaitChiffreSource et date
Chirurgiens-dentistes en exercice49 913 en 2025 (47 222 en 2023)Ordre, rapport d’activité 2025
Mode d’exercice82,1 % en libéral (40 788 praticiens)Idem
Nouveaux inscrits2 567 en 2025, dont 1 272 diplômés en France et 1 268 diplômés dans un autre pays de l’Union européenneIdem
Salariat et centres de santéSalariés hors hôpital : + 7 % par an depuis 2014 ; les centres de santé réalisent 15,8 % des soins dentaires de ville en 2024 (8,3 % en 2014)DREES, comptes de la santé, édition 2025
Répartition territoriale526 centres de santé en zone très sous-dotée, pour près de 26 millions d’habitantsOrdre, rapport d’activité 2025

L’Ordre attribue les difficultés d’accès aux soins à « l’inégale répartition sur le territoire » plutôt qu’à un manque de praticiens : un diplômé qui accepte de s’installer hors des métropoles trouve une patientèle immédiatement.

Combien gagne un dentiste ?

À l’hôpital public, un praticien hospitalier démarre à 55 608 € brut par an ; en libéral, le revenu moyen déclaré à la caisse de retraite est de 106 635 € en 2025, une moyenne avec de gros écarts.

À l’hôpital public (grilles officielles)

PosteBrut annuelSoit par mois, environDate des montants
Interne, 1ère année19 406 €1 617 €1er juillet 2023
Interne, 3ème année28 408 €2 367 €1er juillet 2023
Assistant hospitalier universitaire, part hospitalière, 1er échelon18 659 € (plus la rémunération universitaire, versée par l’université)·1er juillet 2023
Praticien hospitalier, 1er échelon55 608 €, plus 1 010 € par mois pour un exercice exclusif4 634 € hors indemnité1er juillet 2023
Praticien hospitalier, 13ème échelon112 417 €9 368 €1er juillet 2023

En libéral (estimation : des moyennes, pas des promesses)

Comment lire ces chiffres

La seule donnée récente et officielle est l’assiette moyenne déclarée à la caisse de retraite des chirurgiens-dentistes (CARCDSF) : 106 635 € en 2025, pour 41 200 cotisants. C’est un revenu professionnel moyen avant impôt, dont la définition exacte n’est pas précisée par la caisse, et une moyenne tirée vers le haut par les gros cabinets. Un débutant libéral démarre beaucoup plus bas : l’Onisep indique « à partir de 4 000 € brut par mois ». Nous n’avons pas trouvé d’étude DREES récente sur les revenus libéraux des dentistes, ni de grille pour les salariés des centres de santé.

En 2025, 2 093 chirurgiens-dentistes se sont affiliés à la caisse de retraite, à 28,4 ans en moyenne : c’est l’âge typique d’un début de carrière libérale.

Dentaire à Lyon

La faculté d’odontologie de l’université Claude Bernard Lyon 1 est installée sur le campus Rockefeller (Lyon 8e) ; les soins cliniques se font au Centre de soins, d’enseignement et de recherche dentaires (8 rue de l’Université, Lyon 7e), qui relève des Hospices civils de Lyon et dispose de 89 postes de soins. En 2026-2027, Lyon 1 ouvre 62 places en deuxième année d’odontologie (31 pour les étudiants de PASS, 7 pour les LAS 1, 19 pour les LAS 2 et 3, 5 passerelles), plus 17 places en convention pour Saint-Étienne et 22 pour Grenoble : le détail est sur la page Lyon.

Les autres filières

Médecine, pharmacie, maïeutique et kinésithérapie passent par la même première année. Pour y entrer à partir de 2027 : la licence portail santé et Parcoursup 2027 en santé. Pendant les études, le CESP existe aussi en odontologie. Tu hésites ? Un étudiant en santé peut t’appeler.

Questions fréquentes

Combien d'années d'études pour devenir dentiste ?

Six ans à l'université : la première année de santé, deux ans de premier cycle (DFGSO), deux ans de deuxième cycle (DFASO, avec les stages cliniques au fauteuil), puis une sixième année de troisième cycle court conclue par la thèse d'exercice. Ceux qui veulent se spécialiser passent le concours national de l'internat après la cinquième année : trois ans (orthopédie dento-faciale, médecine bucco-dentaire) ou quatre ans (chirurgie orale), soit huit à neuf ans au total.

Quelle est la différence entre un dentiste et un chirurgien-dentiste ?

Aucune : c'est le même métier. « Chirurgien-dentiste » est le titre officiel de la profession, inscrit dans le code de la santé publique et délivré avec le diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire ; « dentiste » est le mot du quotidien. À ne pas confondre avec le stomatologue ou le chirurgien maxillo-facial, qui sont des médecins spécialistes.

Qu'est-ce que le CSCT en dentaire ?

Le certificat de synthèse clinique et thérapeutique, passé à la fin de la cinquième année, évalue ta capacité à raisonner et à soigner face à des cas cliniques. Prévu par l'arrêté du 8 avril 2013, il conditionne le diplôme de deuxième cycle et l'entrée en sixième année, et il ouvre le droit de remplacer, avec une autorisation de l'Ordre.

Peut-on remplacer un dentiste pendant ses études ?

Oui, dès que tu as obtenu le CSCT et validé ta cinquième année, avec une autorisation du conseil départemental de l'Ordre demandée avant chaque remplacement (article L. 4141-4 du code de la santé publique). Ce droit court jusqu'à la fin de l'année civile qui suit la validation de la sixième année.

Faut-il faire l'internat pour être dentiste ?

Non. L'internat ne concerne que les trois spécialités reconnues ; la grande majorité des chirurgiens-dentistes exercent en omnipratique après la sixième année. Le concours est national, organisé par le Centre national de gestion, avec deux épreuves de trois heures ; un étudiant peut s'y présenter deux fois.

Combien gagne un dentiste ?

À l'hôpital public, la grille des praticiens hospitaliers va de 55 608 € brut par an au premier échelon à 112 417 € au treizième (montants de juillet 2023), avec une indemnité de 1 010 € par mois pour un exercice exclusif. En libéral, la caisse de retraite des chirurgiens-dentistes (CARCDSF) relève une assiette moyenne de cotisations de 106 635 € en 2025 pour 41 200 cotisants : c'est une moyenne, tirée vers le haut par les gros cabinets, et le début de carrière est bien plus bas. L'Onisep indique « à partir de 4 000 € brut par mois » pour un débutant libéral.

Y a-t-il des débouchés en dentaire ?

Oui, et ils évoluent : 49 913 chirurgiens-dentistes en 2025, 82 % en libéral, mais les salariés progressent de 7 % par an et les centres de santé réalisent désormais 15,8 % des soins dentaires de ville. Les besoins sont très inégaux selon les territoires : près de 26 millions d'habitants vivent en zone très sous-dotée. À noter : la moitié des nouveaux inscrits à l'Ordre en 2025 ont un diplôme d'un autre pays de l'Union européenne.

Combien coûtent les études dentaires ?

À l'université publique, les frais d'inscription 2026-2027 sont de 178 € par an en première année et en premier cycle, puis 255 € par an en quatrième, cinquième et sixième années, thèse comprise. Pendant l'internat, c'est 526 € par an. S'y ajoutent 105 € de contribution vie étudiante et de campus (CVEC) ; les boursiers sont exonérés des deux.

Où faire dentaire à Lyon ?

À la faculté d'odontologie de l'université Claude Bernard Lyon 1, sur le campus Rockefeller, avec les soins cliniques au Centre de soins, d'enseignement et de recherche dentaires (8 rue de l'Université, Lyon 7e), rattaché aux Hospices civils de Lyon. En 2026-2027, Lyon 1 ouvre 62 places en deuxième année d'odontologie, plus 39 places en convention pour les étudiants de Saint-Étienne et de Grenoble.

Sources

Suite de la rubrique Avenir Études de sage-femme (maïeutique) : durée, débouchés et salaires, en vrai

Gratuit, en PDF

Le guide de la réforme en PDF.

14 pages pour tout comprendre : les trois blocs, les deux chances, Parcoursup 2027, les spécialités, Lyon. Envoyé par e-mail tout de suite.

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